Apprentissage | Le ministère du Travail a lancé un appel à projets pour déployer des prépas apprentissages

Publié le 12/11/2018 Apprentissage

L’apprentissage est une voie d’excellence et d’autonomie. L’intégration dans le monde professionnel des jeunes, en particulier les plus vulnérables, est un enjeu de premier plan pour leur réussite future. 

La prépa-apprentissage, financée par le Plan d’investissement dans les compétences, doit permettre à des jeunes, aujourd’hui insuffisamment préparés, de réussir leur entrée en apprentissage. De quelques semaines à cinq mois, les jeunes seront accompagnés pour : 
• apprendre les savoir-être professionnels comme le travail en équipe, la ponctualité, l’autonomie, le surpassement de soi; etc. ;
• consolider les savoir-faire de base (lire, écrire, compter) ; 
• définir leur choix professionnel.

 

Les points clés de l’appel à projets

Qui peut soumettre un projet ?

Chacun des CFA ou groupement de CFA ou organisme compétent en matière d’insertion professionnelle et d’apprentissage et associé à au moins un CFA.

Quel accompagnement, quel parcours peuvent être proposés ?

Les organismes sont libres d’imaginer ce qui leur semble le plus adapté. La durée des parcours pourra varier de quelques jours à plusieurs mois. L’accompagnement doit permettre d’identifier les compétences et les connaissances du jeune, de développer ses pré-requis relationnels et de sécuriser son entrée en contrat d’apprentissage.

A qui les prépa apprentissages sont-elles destinées ?

Priorité sera donné aux projets ciblant les jeunes dont le niveau de qualification est inférieur au niveau IV et tout particulièrement lorsqu’ils résident dans les quartiers de la Politique de la ville (QPV) ou les zones rurales défavorisés.

Quels sont les coûts éligibles ?

Tous les coûts d’études et d’ingénierie, d’accompagnement, de coordination, de suivi, d’évaluation, etc. sont éligibles, au contraire de l’acquisition de terrains ou des investissements immobilier.

Quels sont les critères de sélection ?

Un comité de sélection présidé par la ministre ou son représentant sélectionnera les projets en tenant compte de la crédibilité du porteur de projet ou du consortium qui le conduit, de la qualité de la gouvernance et du modèle économique, de la densité des partenariats territoriaux ou sectoriels, de la pertinence de la proposition, de l’ambition expérimentale et novatrice du projet, y compris les modes d’évaluation.

Quels financements peuvent être obtenus ?

Le montant des subventions n’est pas plafonné, mais le financement accordé par l’Etat et par ses opérateurs ne pourra dépasser 80% du budget total. 
Une convention sera signée avec les lauréats qui précisera le rythme des versements, les modalités de communication et d’évaluation, etc.

Comment soumettre un projet ?

L’appel à projets est ouvert jusqu’au 15 mai 2019 à 12 h. Une première sélection sera opérée après le premier décembre 2018, pour les projets pouvant commencer dès les premières semaines de l’année 2019.

 

L’architecture détaillée du dossier de réponse et le cahier des charges complet sont consultables sur le site de la Caisse des dépôts.

Un questions-réponses est également votre disposition.

 

La concertation pour le développement de l’apprentissage menée de novembre 2017 et janvier 2018 a fait ressortir un large consensus sur la nécessité d’un « sas » qui permettrait aux jeunes, et notamment aux plus vulnérables, de mieux préparer leur entrée en apprentissage. 

Trois enjeux ont été soulignés :

  • consolider les compétences de base qui peuvent être insuffisantes pour bien se lancer ;
  • conforter les compétences relationnelles et le savoir être professionnel pour réussir à signer un contrat et s’intégrer au dans le monde professionnel ;
  • mûrir son projet professionnel pour prévenir la rupture du contrat d’apprentissage qui survient parfois durant les premières semaines.